L’histoire de Ze Next Convention : la magie Harry Potter

L'histoire de Ze Next Convention

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Ze Next Convention arrive dans :

L’on raconte beaucoup de choses sur Sainte-Geneviève-des-Bois. Des histoires magiques et fantastiques, parfois même divines…
Chacun croit en une version ou en une autre, car personne n’est depuis longtemps encore sur terre pour narrer de ses yeux vus l’incroyable passé de la ville millénaire.
Laissez-moi vous raconter cette légende, telle qu’on le fait parmi la communauté de ceux qui manient l’art de la sorcellerie…

Gaule romaine, an 448 après Jésus-Christ.

Dans la forêt gallo-romaine de Séquigny, située au sud de Paris, se trouvait une villa. Dans cette villa se situait une petite grange banale de paysans banals vivant une vie banale. Une grange en terre cuite classique avec une toiture en tuiles. Comme toutes celles aux alentours. Mais dans celle-là, contrairement à certaines autres du village, qui pourtant de l’extérieur mesurent la même taille, il n’y avait que deux pièces : une pour vivre, avec un lit, une cuisine, une table et des pierres entourant un sol d’argile qui servait à faire du feu, un cellier où étaient entreposés les boissons, un stock de bois et de paille, des outils, un plan de travail ainsi qu’une réserve à l’étage. Les rayons du soleil passaient par une fente prévue à cet effet, illuminant le visage d’une jeune femme affairée à la cuisine. Elle mesurait 1 mètre et 65 centimètres. Ses cheveux lisses formaient de petites boucles châtaines. Selon la lumière, ils viraient parfois au blond clair, parfois au rouge. Ses yeux marrons légèrement plissés lui donnaient un air innocent. Alors qu’elle était perdue dans ses pensées, une voix s’éleva, la rappelant à la réalité :

« Geneviève ! Viens voir, ton piaf a encore fait des siennes !

– Je suis occupée, Mathieu. Qu’est-ce qu’il y a ? »

En disant ses mots, elle se dirigea vers le cellier, d’où elle entendit la voix de son frère. Alors qu’elle approchait, il continua de se plaindre:

« Ce maudit oiseau a encore fait brûler une faux ! C’était ma dernière ! Je t’avais prévenu. Une ultime bêtise, et je le renvoie dans la nature d’où il vient ! »

En effet, le volatile était un singulier spécimen. Il avait la taille d’un cygne, et ses plumes étaient de couleur rouge et or. Plus étrange encore, il aimait cracher de temps en temps des petites pelotes de flammes, qui pouvaient avoir pour incidence d’enflammer divers objets de la maison. Cela avait le don d’énerver au plus haut point le moldu. Il faut le comprendre : ni lui ni sa sœur n’étaient sorciers, et rien dans leur foyer n’était doté d’aucun pouvoir magique. Pourquoi alors insister pour garder cet animal, qui, en plus d’être fainéant et inutile, était un vrai nid à catastrophe ?

« S’il-te-plaît, répliqua-t-elle. Je sais qu’il ne fait pas parti de notre monde, mais il parait que ces oiseaux sont légendaires chez les enchanteurs ! Je l’ai trouvé… Enfin, il m’a trouvé alors que je me baladais dans la forêt. Il m’a choisi pour être sa maîtresse. Et puis… il est si beau… »

Encore ce discours… Mathieu le connaissait par cœur. Oui, sa jeune sœur aimait cet animal, mais il était impossible pour eux de le garder. Ils n’avaient tout simplement ni les compétences, ni les connaissances, et encore moins les pouvoirs pour s’en occuper. Il valait
mieux pour tous qu’ils s’en débarrassent. Et, à vrai dire, n’importe quel moyen pour cela conviendrait à l’homme.

« Écoute Geneviève, réfléchis un peu. Tu vois bien que ce n’est pas raisonnable de vivre avec. Demain, nous irons l’apporter à Hubert. C’est quelqu’un de très bien, qui sait comment domestiquer ce genre d’animaux fantastiques. Tu n’auras pas à t’inquiéter pour sa santé, et tu pourrais lui rendre visite de temps en temps. Qu’en dis-tu ? »

Ces mots touchèrent la jeune paysanne. Mais elle savait que son frère avait raison. Elle accepta alors, en regardant tristement la bête. Il lui sembla que l’animal lui rendit son regard.
Dès le lendemain, les deux allèrent frapper à la porte de leur ami sorcier. Ce dernier les accueillit à bras ouverts. Il les invita à boire la cervoise dans de drôles de verres qui n’avaient pas besoin d’être portés car ils venaient directement à la bouche.
L’habitation de Hubert était une maison classique de paysans sorciers. De l’extérieur, un œil mal aguerri pourrait penser qu’elle est en tout point semblable à celles des non-mages. Mais c’est à l’intérieur, dès l’entrée, que toutes méprises se dissipaient. En effet, la salle principale était aussi grande que l’habitat entier du frère et de la sœur. Dans celle-ci, se trouvait une multitude d’objets dont la physique seule ne pouvait expliquer le fonctionnement. Ici, les assiettes se lavaient toutes seules, frottées par du linge absorbant les résidus de nourriture sans jamais se salir lui-même. « Plutôt pratique ! » se dit Geneviève. Là, des faux se chamaillaient pour savoir laquelle avait tranché le plus de blé la veille. Ils regardèrent ce spectacle singulier alors qu’un autre détail attira leur attention. Il s’agissait d’une boule, dorée et parfaitement immobile, avec de drôles de formes gravées dessus, et des ailes argentées enroulées autour. Elle avait la taille d’une noix. Il leur semblait que parmi tous les objets de la demeure, celui-ci soit le seul à ne pas être enchanté. Curieuse, Eugénie la pris dans ses mains.

« Je vois que mon jouet vous intéresse, mes amis, dit soudain Hubert. Il s’agit d’un objet de mon invention. Malheureusement encore incomplet. Je ne sais pas pourquoi, mais malgré mes efforts pour lui insuffler de la magie, il semble hermétique à toute tentative. Étant donné qu’il refuse de bouger, je m’amuse à l’appeler “vif d’or”. J’espère qu’un jour je découvrirais la réponse à cette mystérieuse énigme… Mon enfant, vous aimez le risque, avec toutes les expériences que j’ai menées dessus, je n’ose y toucher moi-même. »

En entendant ces mots, elle remis instantanément l’objet à sa place, un peu honteuse.

« C’est en effet un bel objet, continua Mathieu en s’adressant à Hubert, plus pour lui faire plaisir que par conviction. Écoutez, nous sommes venus vous voir car nous avons un problème, et nous pensons que vous aurez une solution magique à celui-ci. »

Il lui expliqua la situation. Puis, quand enfin il lui montra l’oiseau, le regard de l’enchanteur se figea. La bouche béante, il parvient à articuler quelques mots.

« C’est… un… Phoenix, balbutia-t-il. Une créature très rare et très noble que vous avez là. Où l’avez-vous trouvé ?

– Eh bien, répondit alors Geneviève, qui ne s’attendait pas à susciter autant de saisissement. Lorsque je me baladais dans les bois, il m’est apparu. Il a surgit tranquillement des hauteurs des arbres, et s’est délicatement posé sur mes mains. Il était calme et agissait comme un oiseau savant de contes de fées. Je n’ai pas eu peur, j’étais captivée par son charisme. C’est pourquoi j’ai décidé de le garder.Ces créatures apparaissent pour les personnes dont le destin est exceptionnel.

– Eh bien ma jeune amie, il semblerait que ce soit votre jour de chance. »

Chapitre 2 de l’histoire de Ze Next Convention

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L’histoire de Ze Next Convention

En ces temps, les gens savaient être patients, et l’annonce de cette nouvelle ne choqua pas beaucoup la jeune femme. Non pas qu’elle se savait prédestinée à de grandes choses, mais parce qu’elle ne savait guère ce que cela signifiait, elle qui ne connaissait que le quotidien
mouvementé mais douillet de sa vie dans les champs. Ainsi, des mois durant après avoir confié l’animal à leur ami, non sans chagrin et non sans fréquentes visites de Geneviève à son oiseau, la vie continua son cours comme si de rien n’était.
Cependant, depuis quelques semaines, un étrange phénomène se manifesta dans la ville. En effet, une mauvaise grippe touchait la population, surtout les enfants. Elle était d’un genre nouveau, et, malgré le travail et les recherches menées par les médecins locaux, sorciers comme moldus, nul ne savait ni la comprendre, ni l’arrêter, et encore moins la combattre. Il faut dire qu’à l’époque, les moyens étaient bien moins performants qu’aujourd’hui.
Ce que l’on savait, en revanche, c’est qu’elle était très contagieuse, et pouvaient avoir de graves conséquences pour les malades, ce qui a poussé les seigneurs à ordonner à ce que les plus jeunes restent chez eux le temps que l’épidémie passe. Mais elle ne passait pas.
Un jour, alors que Geneviève était chez Hubert, une tête blonde fit irruption dans la maison.

« Hubert, commença-t-il, visiblement paniqué. C’est terrible, ma sœur a du mal à respirer, elle tousse et a beaucoup de fièvre ! Tu es le meilleur sorcier de la villa, tu dois nous aider ! »

En entendant ces mots, l’homme était doublement inquiet. Inquiet car il aimerait pouvoir aider toutes ces personnes victimes du mal qui les frappait, inquiet également car il n’en connaissait pas la cause, il ne pouvait donc en trouver le remède.

« Tant pis ! lança-t-il dans un élan de d’orgueil adressé à son désespoir. Je n’abandonnerai pas et je trouverai comment soigner ces malheureux. Je te le promet. »

Dans la même énergie, il rangea ses outils, ses grimoires, sa baguette et ses potions dans un petit sac qui ne semblait pouvoir stocker le quart de ce qu’il contenait, enfila sa laine et se mit en direction de la demeure de l’infortunée, suivi de ses deux compagnons.
Accueillis par les parents de l’enfant, le groupe se dirigea rapidement au chevet de cette dernière. Elle était endormie, fiévreuse et semblait avoir des difficultés à respirer dans son sommeil agité. Pas de doute, elle avait les symptômes de sa maladie. Alors que Hubert finissait de lui administrer les premiers soins, le phœnix apparut de nul part, perché à la fenêtre ouverte.

« Étrange.. se dirent en cœur Geneviève et le médecin de fortune. D’habitude, rien ne peut l’extirper de sa torpeur à cette heure-ci. »

L’oiseau battait des ailes de manière un peu ridicule afin de se faire comprendre. Apparemment, il voulait qu’on le suivre. Curieux, les trois compères partirent élucider ce mystère. Il suivirent le volatile, après avoir souhaité les meilleures chances à la petite et à ses parents.
L’oiseau les guidât dans la forêt jusqu’à une source. A mesure qu’il s’en approchait, ses ailes rouges se mirent à briller de plus en plus intensément. Lorsqu’ils arrivèrent au point d’eau, son corps était illuminé d’une lumière aveuglante et flamboyante.

« Voilà un autre phénomène très intéressant, commença Hubert, en se protégeant les yeux d’une main. Il est dit que le phénix, en plus de sa capacité de régénération, réagit lorsqu’il est à proximité d’un objet magique très puissant et au destin exceptionnel. Cette source doit renfermer un grand secret, peut-être est-ce la clé de notre mystère ?

– Alors peut-être devrions-nous chercher ici des indices ? suggéra Geneviève, timidement.

– Excellente idée, lui répondit-il. »

Ils se mirent alors à inspecter le lieu et ses alentours pendant quelques minutes. Ils finirent décontenancés car rien de ce qu’ils trouvèrent ne semblait indiquer un quelconque pouvoir émanant de la source. Pourtant, Hubert sentait qu’il y avait non loin de la magie noire.

« Par là ! signala-t-il alors. Il semble que quelqu’un de mieux avisé mais de moins bien intentionné que nous soit dans les parages. Fais attention à toi, car ce qui nous y attend peut être dangereux. Et toi, continuât-il en désignant l’enfant, retourne chez tes parents. Je ne voudrais pas être la cause d’un nouveau malade. Et ne te fais pas remarquer ! Je te rappelle que tu n’as pas le droit de sortir. »

– Oui, oui… répondit le garçon, déçu. J’y vais… »

Et il obéit sans faire plus d’histoires.

Geneviève, n’écoutant que son courage, suivit le sorcier. Quant à l’oiseau, il resta à barboter tranquillement dans l’eau, tandis que le reflet de ses plumes illuminait toujours de rouge et de jaune arbres, herbes et fleurs sur plusieurs mètres à la ronde.
A pas lents et discrets, inquiets face à cette force maléfique inconnue, les deux compagnons se mirent en chasse. Rapidement, ils aperçurent au loin une silhouette disproportionnée, parfaitement immobile, entre les arbres. Se rapprochant encore, ils se rendirent compte qu’il y avait en fait deux corps : un adulte affublé d’une cape à capuche noire portant un enfant devant lui, au bout de ses bras légèrement fléchis. A cette vue, Hubert avala sa salive. Geneviève tremblait déjà. Quelques mètres plus loin, alors que leur vision devait être plus précise, elle devenait en fait plus floue. Les deux mystérieux individus semblaient faire face à un livre ouvert, posé sur un présentoir. Malgré l’aura noire horrible qui malmenait déjà leur esprit, et les pensées morbides qui les traversaient de plus en plus à mesure qu’ils avançaient, ils rassemblèrent leurs dernières forces pour continuer à marcher. Il leur semblait alors qu’ils étaient tout proches. L’âme de Hubert, trop empreinte du péché de la curiosité, ne pouvait supporter plus longtemps d’être sous le joug de la torture qui lui était infligée. Il se mit à crier tant la douleur mentale et psychologique qu’il recevait était insupportable. Dans ses cris, Geneviève entendait des paroles folles, comme d’anciennes incantations dans un langage perdu depuis des millénaires. Après cela, il se remit à parler gallo-romain. Mais dans une voix grave, puissante et ténébreuse. Comme s’il n’était que le réceptacle d’une entité faite de magie noire :

« Pauvres fous. Vous arrivez trop tard. La corruption a déjà commencé. Bientôt, c’est le monde qui sera à la merci de Crona ! »

Cette situation terrifiante fit perdre ses moyens à la jeune femme. Elle était pétrifiée par la peur. Ses jambes de marbre lui interdisaient tout mouvement. Son champs de vision, déjà obstrué d’un gaz de magie noire, se rétractait d’autant plus à mesure que l’adrénaline coulait dans ses veines. Soudain, dans un dernier élan de lucidité, elle entendit la voix de l’enfant qui était censé être rentré chez lui.

« Geneviève ! À l’aide ! Aide-moi ! »

Elle s’évanouit.

Chapitre 3

L'histoire de Ze Next Convention : la magie de Harry Potter
L’histoire de Ze Next Convention

« De l’eau ! De l’eau ! »

Les mots sortirent de la bouche de Geneviève, alors qu’elle se réveilla en sursaut.

« Ah! Enfin tu es réveillée. Tu m’as fait peur, tu sais. »

A son chevet se trouvait Mathieu, son frère. Bouche bée, perdue et engourdie, la jeune femme reprenait peu à peu ses esprits et sa mémoire. Puis, commença à se poser des questions.

« Tu veux savoir pourquoi et comment tu es de retour sur ta couche, n’est-ce pas ? continua l’homme. C’est ton oiseau, là, qui a réussi à me faire comprendre que je devais le suivre. »

L’air consterné par ce qu’il voyait, il pointa du doigt le phénix, qui se balançait sous son perchoir, en s’y accrochant avec son bec.

« Et le petit ? demanda Geneviève en parlant rapidement. Où est-il, le petit ?

– « Le petit » ? Je n’ai vu aucun enfant, si c’est ce que tu me demandes. D’ailleurs, que faisait-il avec toi ? Aux dernières nouvelles, ils ont obligation de rester chez eux.

– Je dois y aller ! déclara la femme avec énergie, en se levant. Nous sommes tous en grand danger ! Je dois le retrouver !

– Attend, l’interrompit son frère. Je ne comprends rien de ce que tu me dis, explique-moi tout ça d’abord. En plus, tu es encore faible, tu ne peux pas sortir comme ça.

– Le temps presse, Mathieu, je dois y aller !

– Geneviève, il faut que tu saches. Tu as dormi pendant 2 jours. Depuis hier, un nuage noir envahit peu à peu le ciel, le nombre d’infections a bondi et nous avons tous reçu l’ordre de ne pas aller à l’extérieur. Adultes comme enfants. Je ne peux pas te laisser y aller. En plus, c’est trop dangereux, je ne veux pas avoir à revenir te chercher.

– Je me fiche du danger, rétorqua-t-elle pleine de courage, l’œil déterminé. Je dois y aller tout de suite, avant qu’il ne soit trop tard ! »

Elle posa le volatile sur son maigre bras, et se mise en marche.
Voyant qu’il était impossible de raisonner sa sœur, Mathieu se résigna. Il lui souhaita bonne chance, et préféra obéir à l’ordre de ne pas sortir.
Ainsi armée de son animal fétiche, Geneviève découvrit la villa comme elle ne l’avait jamais vue. La place était déserte. Ni homme, ni animal n’osait s’aventurer dans cet endroit qui semblait maudit. Bien que ce soit la pleine journée, le ciel était d’un noir dont la profondeur donnait une idée concrète du concept d’infini. Mais elle n’avait pas peur. Elle était déterminée à repousser les ténèbres et à ramener l’enfant sain et sauf. Elle savait où elle devait aller : à la source magique soi-disant sans pouvoir. Elle se servit de l’obscurité comme un voile lui permettant de sortir du village en toute discrétion.
Dès que son pied franchi l’intérieur de la frontière de la forêt, elle fut envahie du même sentiment de terreur que la dernière fois. Elle serra son compagnon à plumes plus fort contre elle, et continua son chemin.

« Tu recommences à briller. Niveau discrétion, on a vu mieux comme animal de compagnie, ria-t-elle pour se rassurer. »

Alors qu’elle s’approchait encore de sa destination, l’air devint de plus en plus lourd, de moins en moins respirable. Les idées noires et malsaines reprirent leurs cours dans son esprit innocent, mais elle se sentait plus forte au contact apaisant de l’oiseau de feu.
Elle marcha encore un moment, et, alors qu’elle était toute proche de la source, elle fit face à un nuage de fumée sombre, noir et violet, parfaitement hermétique à la lumière. Le cœur battant mais déterminée, elle franchit l’obscure obstacle, utilisant ses mains comme un écran lui protégeant le champ de vision. Elle arriva enfin au point d’eau.

« Petite idiote ! entendit-elle. Quiconque ose interrompre le rituel ne mesure pas le prix de sa vie ! »

Elle reconnue la voix glaciale à la puissance assourdissante qu’avait Hubert la dernière fois qu’elle l’avait vue. Mais elle ne savait d’où elle venait, et elle ne voyait rien ni personne dans ces ténèbres insondables, même accompagnée de son volatile brillant comme mille soleils. La voix continua :

« Je ne sais pourquoi une gamine ne possédant même pas de pouvoir a pu s’infiltrer jusqu’ici, mais tant mieux. Un sacrifice supplémentaire ne sera pas de trop pour satisfaire l’insatiable Crona.

– Je ne comprends rien ! s’écria Geneviève. Qui êtes-vous ? Et que voulez-vous ?

– Cela ne te concerne pas, petite. Avada Kedavra ! »

Traversant l’amas de magie noire, un éclair vert d’une grande luminosité fondit sur la jeune fille, visant le milieu de son front.

« Non ! »

Un cri retenti. Elle vit l’enfant qu’elle avait accompagné pour soigner sa sœur courir et s’interposer entre elle et le maléfice. L’impact le fit voler sur les bras de la jeune femme, qui portait déjà le phénix. Ils tombèrent tous à la renverse. Face à la force du choc, l’oiseau s’envola et disparu. Le garçon, lui, avait le visage plus blanc que la neige. Ses yeux étaient vides. Son corps n’était plus qu’une marionnette vide.

« Non… sanglota-t-elle. Ne me dites pas que… Non…. »

Geneviève ne connaissait pas ce sortilège. Le plus noir et le plus puissant de tous. Celui que seuls les mages les plus malfaisants osaient utiliser. Celui qui ôte instantanément la vie à n’importe quels malheureux ayant la malchance de le recevoir.


Le garçon était mort.


Après quelques secondes d’incompréhension et de trouble, elle revint à elle. Elle réalisa la vérité.

Le garçon était. Mort.

Pleurant déjà toutes les larmes de son corps, elle laissa échapper pendant plusieurs minutes un cri de malheur et de détresse de toute ses forces.

Le garçon était mort.

« Allons, ne pleure pas, jeune imprudente, ton ami s’est sacrifié pour toi. En vain. Mais rassure-toi, car tu vas tout de suite le rejoindre. Avada… »

Geneviève ne savait pourquoi, mais l’homme ne put finir sa phrase. Elle entendit comme un choc, puis de petits claquements sous ses pieds, comme ceux d’un objet long et fin, en bois. Elle baissa les yeux, et vit une baguette. Encore sous le choc, la peur la fit tout d’abord hésiter à la ramasser. Prenant son courage à deux mains, elle se décida enfin.
A peine ses doigts effleurèrent-ils le bâton, qu’elle sentit une immense puissance inconnue la parcourir.

« De la magie ? se demanda-t-elle. »

Ainsi armée, elle se releva. Le visage encore rouge de ses larmes, mais le regard déterminé, et une confiance en elle comme elle n’en a jamais ressenti. Sans aucune hésitation, elle pointa la baguette à travers les ténèbres, vers une position très précise qu’un sixième sens magique lui indiquait.

« Pour tout le mal que tu as fait. Pour tous ces enfants que tu as ensorcelés. Pour toutes les victimes que tu as tuées. Pour la paix de ma villa que tu as menacée. Je dois repousser le mal par ma propre force. Zéd Énne Cé ! »

Lorsqu’elle prononça l’incantation, une lumière intense enveloppa la baguette et se répandit dans l’air, enveloppant l’obscurité et la dissipât. Au bout de quelques secondes seulement, le nuage avait disparu, et avec lui, le jour reprit ses droits.
A nouveau en capacité de voir l’horizon, Geneviève fut témoin d’un autre horrible spectacle. En face d’elle, une dizaine d’enfants étaient couchés, inertes. Devant eux, l’homme encapuchonné de noir était à genou, les mains au sol. Il semblait exténué par la puissance du sort que lui a lancé la jeune femme. A sa gauche, assis et visiblement blessé, se trouvait Hubert. Quand elle regarda à sa droite, ses yeux s’écarquillèrent.

« Le… le vi… d’o…. »

En face d’elle, brillant comme jamais de son éclat doré et battant de ses ailes argentées pour la première fois, le vif d’or volait.

« Geneviève, tu es décidément extraordinaire… mon amie. Balbutia Hubert, souffrant toujours de ses blessures. J’ai eu beau tout essayer pour le faire fonctionner, mais c’est finalement toi qui a réussi à lui faire entendre raison. Alors que ce maudit sorcier allait t’infliger le coup fatal, il s’est rué sur lui et l’a désarmé pour te sauver.

– Alors… c’est grâce à lui ? réalisa-t-elle. »

Elle regarda la sphère jaune avec admiration et gratitude pendant un cours instant. Mais elle reprit rapidement ses esprits, son travail n’était pas terminé.

« Pauvres fous. Comment avez-vous osé ! cria le mage noir, fou de colère et de douleur. Crona, j’ai échoué. Mais un jour, quelqu’un libérera ton entière puissance. Tu renaîtras et décimeras le monde des vivants. Laisse-moi te donner un nouveau corps, dans lequel tu pourras patiemment attendre le prochain rituel. Dans un millénaire, peut-être deux, ta volonté sera faite. »

Tandis qu’il entama son monologue, il attira par magie le corps du jeune garçon et s’en empara.

« A présent, j’échange la vie de ce garçon pour dupliquer ton âme, et je la transfère. dans cette maudite balle ! »

Geneviève eu du mal à croire en ce qui se passait devant ses yeux. Le mage noir mis sa main sur le thorax de l’enfant. Il en retira une sorte de masse blanche, transparente et spectrale, comme un fantôme qu’il manipulait au gré des gestes de sa main – bien qu’il n’y avait aucun contact entre les deux. Puis, d’un mouvement sec, il la lança vers le vif d’or. Celui-ci vibra pendant quelques secondes, puis s’enfuit à toute vitesse par delà les arbres, vers une destination inconnue. Après cela, le sorcier maléfique tomba au sol. Son corps se changea en poussière, emportée par le vent.
Geneviève couru vers le garçon et le pris dans ses bras. A nouveau, elle pleura toutes les larmes de son corps et cria de toutes ses forces. La douleur et le sentiment de culpabilité qu’elle ressentait lui étaient insupportables. Hubert, chagriné également mais restant fort, s’approcha de la jeune femme pour lui apporter un soutien moral. Il fut interrompu dans son mouvement par le phœnix qui, dans un bruissement d’ailes, comme tombé du ciel, vient se poser à côté d’elle. L’oiseau approcha son visage du corps inanimé, et se mis également à pleurer. Les gouttes tombèrent sur les joues blanches de l’enfant, se mêlèrent avec les larmes de Geneviève, et finirent leur course dans la source. Les deux amis sentirent alors comme un tremblement de terre. D’un coup, le petit cours tripla de volume, et son eau devint d’une pureté parfaite, presque brillante.

« C’est extraordinaire…. s’émerveilla Hubert. Geneviève, vite ! Fais boire de cette eau à notre ami ! »

Elle s’exécuta et ne put retenir une bruyante inspiration de surprise. Le garçon, une fois le liquide avalé, ouvrit les yeux.

« Merci, Geneviève. Dit-il paisiblement, l’air joyeux.

– Incroyable, expliqua l’homme. J’ai entendu dire que les larmes de phœnix ont le pouvoir de guérir les blessures. Pas de ramener un mort à la vie ! Il semblerait que ton ami à plumes ait révélé un fabuleux pouvoir enfoui en toi. Et, grâce à cette l’eau de cette source, nous allons pouvoir soigner toutes les victimes de cette épidémie !

– Alors, commençons par ceux en face de nous, acheva Geneviève. »

Ainsi, le monde a été sauvé par une simple habitante d’une villa du sud de Paris. Depuis lors, une grotte naturelle se trouvant à l’emplacement de la source célèbre la puissance et la grandeur d’âme de Geneviève, la faiseuse de miracles.
Une ville fut créée en son nom : Sainte-Geneviève-des-Bois.
Les villageois, pour immortaliser le courage et l’ultime sacrifice du Vif d’Or, en créèrent des répliques qu’ils s’amusaient à chasser et à attraper en enfourchant leurs balais volants. C’est ainsi qu’est née la première forme de Quidditch, le sport le plus populaire parmi les sorciers aujourd’hui.
Tout cela aurait pu se finir ainsi, dans la joie. Mais aujourd’hui, un autre mage eu vent de cette histoire et entama à nouveau le rituel. Cette fois, personne ne l’a arrêté à temps, et le monde entier a été témoin de la libération de Crona. Fort heureusement, l’entité est cette fois encore affaiblie par son combat contre la Sainte Geneviève et son phénix : son pouvoir n’atteint ainsi plus les enfants. Pour l’instant.
L’ordre du phoenix, le groupe qui se jura de protéger la planète de toutes les menaces le visant a encore besoin d’aide. Comme Geneviève, tout le monde a le pouvoir de sauver la terre, les 9-10-11 octobre, à la Piscine d’en Face, de Sainte-Geneviève-des-Bois !
Apprentis sorciers, souvenez-vous de la formule magique : “Zéd Énne Cé !”

L’histoire de Ze Next Convention écrite par Jessy DULCHE

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